Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : correct, mais pas un bon plan pour tout le monde
Design et prise en main : pratique mais pas compacte
Textures et qualité des fards : pigmentés, mais pas tous simples à gérer
Packaging : solide, joli, mais pas le plus pratique à transporter
Performance globale : pigment, tenue, mais pas la plus facile à vivre
Présentation générale : une grosse palette orientée froid
Efficacité au quotidien : tenue bonne, mais demande un minimum de pratique
Points Forts
- Pigmentation globalement forte, surtout sur les mats foncés et les métalliques
- Tenue correcte à bonne avec une base, même sur de longues journées
- Miroir grand et pratique, packaging solide et bien fini
Points Faibles
- Tons très froids et grunge, pas adaptés à tous les styles ni à un usage quotidien pour tout le monde
- Certains fards pailletés font pas mal de chutes et demandent une base et du temps
- Prix élevé par rapport à l’usage réel si on ne porte pas ce style de maquillage souvent
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Huda |
Une palette grunge qui m’intriguait pas mal
Je vais être clair : je ne suis pas maquilleur pro, juste quelqu’un qui aime bien tester des palettes et qui en a déjà quelques-unes à la maison (Anastasia, quelques Kiko, une autre Huda). Quand j’ai vu cette Pretty Grunge en édition limitée, je me suis dit que ça pouvait changer un peu de mes palettes neutres habituelles. J’ai testé la palette pendant un peu plus de deux semaines, quasiment tous les jours pour le boulot et quelques soirs pour des looks plus chargés. L’idée ici c’est de donner un avis simple, sans langage marketing.
Globalement, la promesse c’est : 18 fards, textures « innovantes », beaucoup de froid, du noir, des métalliques qui envoient un peu, et un côté grunge/rock. Sur le papier, ça vend un style assez précis : pas la palette nude classique, mais plutôt quelque chose pour faire des smoky, des looks un peu sales/rock, ou carrément sirène métallique comme ils disent. J’ai surtout vérifié deux choses : est-ce que ça tient, et est-ce que ça se travaille sans galérer 20 minutes par œil.
Au bout de quelques jours, j’ai commencé à voir les points forts et les trucs qui m’ont un peu saoulé. Spoiler : ce n’est pas un mauvais produit, ça fait le job, mais ce n’est pas non plus la palette miracle qui remplace tout le reste. Il y a des fards que j’ai beaucoup utilisés, d’autres quasiment pas touchés parce qu’ils sont soit trop spécifiques, soit un peu galère à utiliser au quotidien. Et pour le prix, on devient vite un peu plus exigeant.
Je vais détailler point par point : design, choix des teintes, qualité des fards, tenue, utilisation au quotidien, et surtout le rapport qualité-prix. Si tu cherches une palette pour tous les jours ou si tu débutes, mon avis sera probablement différent de celui de quelqu’un qui adore déjà les looks froids et fumés. Donc je vais essayer d’être concret : pour qui ça vaut le coup, et pour qui c’est un peu gadget.
Rapport qualité-prix : correct, mais pas un bon plan pour tout le monde
On arrive au point un peu sensible : le prix. Huda n’est pas une marque cheap, donc forcément, cette palette Pretty Grunge se place dans une gamme de prix assez haute par rapport à des marques comme Kiko, Revolution ou même certaines palettes Sephora. Pour ce tarif, on s’attend à des fards pigmentés, une bonne tenue et un packaging solide. Sur ces points-là, elle coche globalement les cases, mais pas au point de se dire que c’est une affaire en or.
Pour comparer, j’ai une autre palette Huda plus neutre que j’utilise beaucoup plus souvent. Du coup, même si la qualité de Pretty Grunge est là, je trouve que le ratio “prix / usage réel” n’est pas forcément optimal si tu n’es pas à fond dans les looks froids et grunge. En gros, si tu vas l’utiliser une fois par semaine pour des maquillages plus travaillés, ça commence à faire cher la palette “occasionnelle”.
Par contre, si tu es déjà équipé en palettes nude basiques et que tu cherches une palette pour des looks froids, fumés, métalliques, là ça devient plus intéressant. Tu paies pour une identité visuelle assez marquée et une qualité globale correcte. Mais on ne va pas se mentir : il existe des alternatives moins chères (chez NYX, ColourPop, etc.) qui peuvent te donner un style approchant, même si la texture et la pigmentation ne seront pas exactement les mêmes.
Donc, en valeur pure : je dirais que c’est un rapport qualité-prix correct, sans plus. Ça ne crie pas à l’arnaque, mais ce n’est pas non plus la bonne affaire du siècle. Je la recommanderais surtout aux fans de la marque ou à ceux qui savent qu’ils vont vraiment exploiter ce style de teintes. Pour quelqu’un qui débute ou qui cherche une seule palette polyvalente, il y a mieux à faire avec son budget.
Design et prise en main : pratique mais pas compacte
Niveau design, on est sur quelque chose de typique Huda : boîte rigide, impression assez travaillée sur le dessus, avec l’univers Pretty Grunge. Ça fait sérieux, ça ne fait pas cheap du tout. La palette n’est pas minuscule : environ 18,6 x 11,5 cm, donc ça rentre dans un sac à dos sans problème, mais dans un petit sac à main c’est un peu limite. Pour voyager léger, ce n’est pas la plus pratique, surtout qu’il n’y a pas de pinceau intégré.
À l’intérieur, les 18 fards sont bien espacés, on ne met pas le pinceau dans deux couleurs en même temps, ce qui est déjà un bon point. Le miroir prend quasiment tout le couvercle, et ça c’est franchement utile. Je me suis maquillé plusieurs fois juste avec le miroir de la palette, sans avoir besoin d’un autre miroir, et ça tient bien ouvert sans se refermer tout seul. Pour l’usage au quotidien, c’est pratique.
Le système d’ouverture/fermeture est classique, type aimanté. Ça tient bien, la palette ne s’ouvre pas dans le sac. Après deux semaines, aucun souci de charnière, rien qui se balade. Par contre, comme toujours avec ce genre de fini, les traces de doigts se voient vite sur le dessus. Si tu es maniaque sur l’aspect extérieur, tu vas vite essuyer la palette tout le temps.
En termes de design global, rien de révolutionnaire, mais ça reste fonctionnel : bon miroir, disposition claire, fermeture fiable. Le seul truc qui m’aurait vraiment plu, c’est un petit pinceau double embout inclus, même si ceux des palettes ne sont pas toujours fous. Là, tu es obligé d’avoir tes propres pinceaux, donc pour quelqu’un qui débute ou qui voulait un truc « tout-en-un », c’est un petit moins. Mais globalement, sur le design pur, ça fait le job sans gros défaut.
Textures et qualité des fards : pigmentés, mais pas tous simples à gérer
La marque insiste sur les textures innovantes et les nuances ultra-pigmentées. Sur la pigmentation, je ne vais pas mentir : les mats sont assez costauds, surtout les teintes foncées. Le noir, par exemple, est vraiment bien noir, donc il faut avoir la main légère au début. Les nudes clairs sont moins violents, ce qui est plutôt bien pour estomper. J’ai remarqué que certains mats sont un peu poudreux dans le pan : quand tu tapes le pinceau, il y a un peu de chute, rien de dramatique mais ce n’est pas la plus propre de mes palettes.
Les métalliques, eux, sont plutôt réussis. Appliqués au doigt, ils ressortent vraiment bien, avec un effet presque mouillé pour certains. Au pinceau sec, c’est un peu moins intense, mais ça se rattrape facilement en humidifiant légèrement le pinceau. Les teintes multichromatiques ont un rendu sympa, mais il ne faut pas s’attendre à un changement de couleur ultra net comme certaines marques très spécialisées. Ça reste portable et pas trop “cosplay”, ce qui peut être un avantage si tu veux un truc portable au quotidien.
Les fards pailletés/argentés sont ceux qui m’ont posé le plus de souci : ils sont jolis, mais ils ont tendance à faire des chutes de paillettes sous l’œil si tu ne mets pas une bonne base ou si tu ne les presses pas bien au doigt. Sur une soirée, ça passe, mais pour la journée de boulot, ce n’est pas toujours ce qu’on veut. Après deux semaines, j’ai appris à les gérer, mais clairement ce ne sont pas les fards que je sors quand je suis pressé.
Globalement, les matériaux et textures sont cohérents avec ce qu’on attend d’une palette de cette gamme de prix : pigmentation correcte à forte, quelques fards un peu capricieux, surtout dans les textures très brillantes. Si tu aimes prendre un peu de temps pour te maquiller, tu vas t’en sortir sans problème. Si tu cherches un truc ultra simple, sans chute, à appliquer en 30 secondes, là tu risques de trouver certains fards un peu pénibles.
Packaging : solide, joli, mais pas le plus pratique à transporter
Le packaging est dans la lignée de ce que fait Huda : boîte cartonnée rigide, impression travaillée, on voit que ce n’est pas un produit bas de gamme. La palette arrive dans une boîte en carton supplémentaire, bien protégée, donc niveau livraison et état à la réception, rien à dire. Aucun fard cassé, rien de poudreux partout, tout était nickel à l’ouverture.
Une fois la boîte extérieure jetée (soyons honnêtes, on la garde rarement), la palette en elle-même tient bien en main mais reste un peu large. Ce n’est pas un format mini. Pour un usage à la maison, aucun souci. Pour la glisser dans un petit sac pour se maquiller ailleurs, c’est moins pratique. Il n’y a pas de système de fermeture compliqué, juste un fermoir magnétique qui tient correctement. Je l’ai transportée dans un sac à dos, elle ne s’est pas ouverte ni abîmée.
À l’intérieur, le miroir est un vrai plus : il est grand, net, et tient bien ouvert. Ça peut paraître un détail, mais pour se maquiller dans une salle de bain mal éclairée ou ailleurs, ça change vraiment la donne. Les fards sont disposés de façon logique : les plus clairs d’un côté, les plus foncés de l’autre, et les métalliques bien visibles. On ne passe pas trois heures à chercher une teinte.
Le seul truc que je trouve un peu dommage, c’est l’absence totale d’accessoires : pas de pinceau, pas de petit guide de looks, rien. Pour le prix et le côté édition limitée, un mini livret avec 2-3 idées de maquillages grunge aurait été sympa, surtout pour ceux qui ne sont pas à l’aise avec ce style. Là, le packaging est propre et solide, mais un peu « basique » dans l’expérience utilisateur. Ça reste fonctionnel, mais pas plus.
Performance globale : pigment, tenue, mais pas la plus facile à vivre
Sur la performance globale, je dirais que la palette est franchement pas mal pour ceux qui savent un peu ce qu’ils font avec des fards froids. La pigmentation est au rendez-vous, la tenue aussi (avec base), et tu peux vraiment passer d’un look très soft à quelque chose de bien intense. En soirée, les métalliques et les argentés rendent bien sur les photos, ça se voit clairement. J’ai eu plusieurs remarques du style « tiens, ton maquillage est différent aujourd’hui », donc niveau impact visuel, ça fonctionne.
Par contre, au quotidien, j’ai remarqué que je ne la sortais pas tous les jours. Comparé à ma palette Huda plus neutre ou à une Anastasia Soft Glam, je devais réfléchir un peu plus à ce que je faisais avec la Pretty Grunge. Les tons froids ne vont pas avec toutes mes tenues, et sur un visage un peu fatigué, certains gris accentuent les cernes. Du coup, je réservais plutôt cette palette aux jours où j’avais un peu plus de temps et envie de maquillage plus travaillé.
Un autre point : certains fards sont très proches entre eux en termes de rendu, surtout dans les gris et taupes. Quand tu les swatches sur le bras, tu vois une petite différence, mais sur l’œil, une fois estompés, ça se ressemble pas mal. Du coup, parmi les 18 fards, tu n’as pas vraiment 18 options totalement différentes. Ça limite un peu la sensation de « grosse palette ultra polyvalente ».
En bref, la performance est solide, mais pas parfaite. Ça fait le job, surtout pour les smoky et les looks grunge/glam, mais ce n’est pas la palette que j’attrape machinalement tous les matins. Si tu aimes vraiment ce style et que tu as déjà une palette plus neutre à côté, elle peut compléter correctement. Si tu cherches une seule palette pour tout faire, là je suis plus réservé.
Présentation générale : une grosse palette orientée froid
Concrètement, on est sur une palette de 18 fards pour environ 16,8 g au total, donc un peu moins de 1 g par fard. C’est dans la moyenne des palettes de ce format. La gamme de couleurs est clairement froide et fumée : tu as des nudes mats, plusieurs gris, argentés, un noir brillant, des métalliques qui tirent vers le multichrome, et quelques teintes un peu plus chaudes mais ça reste minoritaire. Si tu aimes les marrons bien chauds et dorés, ce n’est pas vraiment la palette idéale.
Ce qui m’a plu au début, c’est la variété de textures : tu as des mats assez classiques, des métalliques bien intenses, et des fards pailletés qui accrochent fort la lumière. Sur le papier, ça laisse pas mal de possibilités : look nude léger pour le boulot, smoky bien chargé pour sortir, ou truc très métallique pour les soirées. Après quelques jours, je me suis rendu compte que, dans les faits, je tournais surtout autour de 6-7 teintes qui sont vraiment faciles à porter et à travailler.
Le discours « grunge + glam » se retrouve un peu : si tu joues avec le noir brillant et les gris, tu obtiens assez vite un look bien dramatique. Par contre, pour un maquillage rapide du matin, il faut un minimum de pratique, sinon tu peux vite te retrouver avec quelque chose de trop chargé. Les nudes mats sont là, mais ils sont plutôt froids, donc ça donne tout de suite un style précis sur l’œil.
En résumé sur la présentation : c’est une palette pensée pour ceux qui aiment les tons froids et les looks un peu dark. Pour une première palette, ce n’est pas ce que je conseillerais forcément. Pour quelqu’un qui a déjà une palette nude basique et qui veut quelque chose de plus graphique/grunge, là ça commence à avoir du sens, même si tout n’est pas parfait dans la sélection de teintes.
Efficacité au quotidien : tenue bonne, mais demande un minimum de pratique
Niveau efficacité pure, j’ai testé la palette dans plusieurs conditions : journées de boulot de 8-10 heures, soirée, et une journée un peu chaude où je bougeais pas mal. Avec une base à paupières classique (type primer transparent), les fards tiennent bien. En fin de journée, les mats sont encore là, un peu moins intenses mais rien de catastrophique. Les métalliques perdent un peu de leur effet “wahou” après plusieurs heures, mais restent visibles. Sans base, par contre, j’ai vu des plis sur les paupières au bout de 4-5 heures, surtout avec les teintes plus grasses/crémeuses.
Pour le côté « grunge » annoncé, oui, tu peux facilement faire un smoky assez marqué en quelques fards : un mat de transition, un gris ou noir en coin externe, un métallique au centre, et c’est réglé. Le problème, c’est que si tu n’estompes pas assez, ça peut vite faire sale dans le mauvais sens du terme. On sent que la palette s’adresse plutôt à des gens qui ont déjà un peu l’habitude de travailler des fards foncés.
Un point que j’ai bien aimé : les fards se blendent plutôt bien entre eux. Même les foncés se rattrapent, tant que tu y vas progressivement. J’ai rarement eu des grosses taches impossibles à rattraper. Par contre, certains mats foncés accrochent un peu plus sur la paupière, donc il faut parfois insister pour avoir un dégradé vraiment propre. Rien d’insurmontable, mais on sent la différence avec des palettes très faciles comme certaines de Kiko ou de marques plus simples.
En résumé, en termes d’efficacité : avec une base, la tenue est bonne, les couleurs restent présentes, et tu peux faire des looks assez variés. Mais on n’est pas sur une palette « débutant friendly ». Elle fait le job, mais elle te demande un minimum de temps et de pratique, surtout si tu veux exploiter le côté grunge sans ressembler à quelqu’un qui a mal dormi.
Points Forts
- Pigmentation globalement forte, surtout sur les mats foncés et les métalliques
- Tenue correcte à bonne avec une base, même sur de longues journées
- Miroir grand et pratique, packaging solide et bien fini
Points Faibles
- Tons très froids et grunge, pas adaptés à tous les styles ni à un usage quotidien pour tout le monde
- Certains fards pailletés font pas mal de chutes et demandent une base et du temps
- Prix élevé par rapport à l’usage réel si on ne porte pas ce style de maquillage souvent
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, cette HUDA BEAUTY Pretty Grunge, c’est une palette qui a une vraie personnalité : tons froids, smoky, métalliques, avec un noir bien présent et des argentés qui claquent. La qualité générale est bonne : pigmentation au rendez-vous, tenue correcte avec une base, packaging solide et miroir pratique. Sur ces aspects-là, ça fait clairement le job. Là où ça se complique, c’est sur l’usage réel au quotidien et le prix. On n’est pas sur une palette facile pour débutant, ni sur un truc ultra polyvalent qui remplace tout le reste.
Pour moi, elle s’adresse surtout à ceux qui : 1) aiment déjà les looks froids/grunge, 2) ont déjà une ou deux palettes plus neutres à côté, et 3) sont prêts à prendre un peu de temps pour se maquiller. Si tu coches ces cases, tu vas probablement trouver ton compte dans cette palette et t’amuser avec les différentes textures. Si au contraire tu veux quelque chose de simple, rapide, portable tous les jours pour aller au boulot, ou si tu n’es pas sûr d’aimer les tons gris/noirs sur toi, je te conseille de passer ton chemin ou de l’acheter seulement en promo. En résumé : bonne palette, mais ciblée. Elle n’est pas ratée, mais elle ne conviendra pas à tout le monde, surtout vu le tarif.